A l’occasion du centenaire du lycée LES ARCADES, deux dictées ont été rédigées , une à l’attention des élèves et étudiants et l’autre à l’attention des enseignants, personnels et les lauréats de la première session..
Première dictée du centenaire Le 25 novembre 2008
Début du 20ème siècle :
Chère Marguerite,
J’apprends qu’une mauvaise bronchite t’a clouée au lit. Que je te plains… Ce matin, lors de la leçon de choses, on nous a rappelé les vertus bienfaisantes des cataplasmes de farine de moutarde. Penses-y ! Madeleine a osé chuchoter à sa voisine que la pose de sangsues fait encore meilleur effet. Son indiscipline lui vaudra d’aider tous les soirs en cuisine à effiler des haricots, à écosser des petits pois… Sans doute y rêvera-t-elle à cette époustouflante nouvelle : la première liaison téléphonique Paris-New York a réussi ! Je me demande ce qu’il en sera dans cent ans…
Début du 21ème siècle :
Salut Aurélien,
Mon portable a vibré ce matin en cours d’info, juste au moment où le prof nous demandait le sens du sigle SMS. Il n’aurait jamais dû ! L’envie m’a pris d’aller voir ceux que j’avais reçus. Quand ta photo en gros plan s’est affichée, j’ai cru que j’avais un (pro)blème avec mes pixels… Trop grave, ta tête de bronchitique halluciné ! Pour toi, les antibiotiques, ce sera automatique ! Et pour moi, la cata… Depuis que le prof m’a confisqué mon portable, je pars en vrille. Finalement, mes parents ont raison, je suis un accro, un addictif. Un vrai truc de ouf ! Vivement que je l’aie récupéré, il faut que j’appelle New York pour mon stage.
Seconde dictée du centenaire Le 27 novembre 2008
Etes-vous tout ouïe ? Dès lors, permettez que nous commencions en chuchotant, voire en susurrant pour mieux ménager le suspense…Il faut que nous vous confiions un secret : celui de l’éternelle jeunesse dont notre lycée est un des porte-étendard(s). Certes il est centenaire. Mais, n’en déplaise à tous les rabat-joie et oiseaux de mauvais augure de tout poil, ni les rides ni les stigmates cruels du temps ne se sont posés sur lui. Sacrée gageure ! Et pourtant, combien de casse-tête et de remue-ménage il a vécus ! Quand ses locaux sont devenus trop exigus pour accueillir le flot grandissant de ses ouailles, il a acquis les maisons contiguës… Et il a prospéré, surmontant vaillamment les vicissitudes de son siècle, quelque rudes qu’elles aient été.
Mais comment aurait-il pu vieillir avec les kyrielles d’adolescents qui s’y sont succédé, martelant de leurs bottines puis de leurs baskets le labyrinthe de ses cours désormais asphaltées ? Cheveux enrubannés d’antan, cheveux ébouriffés d’aujourd’hui, c’est toujours la jeunesse qu’ont servie des myriades d’enseignants mus par un même enthousiasme : les Filles du Cœur de Marie, pionnières audacieuses ; les maîtresses en faux-col de dentelle amidonné(e), leurs infatigables héritières ; et les professeurs affûtés qui décryptent de nos jours des logiciels parfois sibyllins !
Longue vie à notre communauté qui, forte et fière de ses valeurs, a essaimé et rayonne maintenant bien au-delà des Arcades !
Ligne 4 : deux orthographes sont admises : des porte-étendard - des porte-étendards
Ligne 10 : deux orthographes sont admises : contiguës - contigües
Ligne 17 : amidonné si l’on considère le faux-col - amidonnée si l’on considère la dentelle

Fiche d’identité
Enseignement Supérieur





